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05/04/2013

Brèves / Short and not so sweet

Hello, 

It's Friday!!! You know what that means, it's time for the Brèves, so today it's a top 3! 

    1. They might have found the roman ring that inspired J.R.R. Tolkien for Lord of the ring! It's been found in an old roman temple in England. It is believed that it was linked to a tablet which was protected by a malediction.... More info here and there for French.




    It's not the actual one but I thought it looked more impressive : )
    2. The gate to hell also known as Plutonion, which has been described in ancient Greek mythology has been discovered ! Guess what, it's not a tube entrance... More info here and ici.








    3. Last but not least,I saw that today on the internet. Who would have thought that video game super hero could be so kinky???

     Enjoy! 
     L.

    13/02/2013

    Où l'on a le droit de s'évader...

    n. m. Dérivation de l'esprit permettant de se mettre en retrait de réalités déplaisantes, à travers la distraction ou le fantasme.

    To our dear English speaking readers, I must admit to have found most of my inspiration on Wikipedia, if I may kindly refer you there. The French version was unfortunately not up to par (and by a long shot!), hence the necessity of a specific post.

    Cher lecteur, chère lectrice,

    En vous écrivant la semaine dernière, j'ai réalisé que beaucoup d'entre vous ne connaissez peut-être pas un concept que je trouve essentiel, et qui va probablement beaucoup contribuer à faire vivre ce blog: 
    L'ESCAPISM (prononcez "eskèypiseum" - ou escapisme si vous préférez, après tout vous êtes libres).

    Je m'excuse par avance de cet anglicisme : je n'en ai trouvé aucune traduction satisfaisante en Français - évasion est loin de couvrir toute l'idée - donc je ne vais pas le traduire.  
    C'est un mot que j'utilise souvent avec des amies lectrices, peut-être à la légère ? (Si c'est cette partie là qui vous intéresse, sautez les prochains paragraphes, ça devient un peu dense, je ne vous en voudrai pas. Je vous retrouve à la prochaine photo.)

    "Escapism" est un mot anglais créé au début des années 1930, un concept qui semble avoir fait à l'époque l'objet de grands débats, mais qui ne fait pas du tout partie du vocabulaire (ni de la culture ?) français. 

    Bon mais alors qu'est-ce que c'est en vrai ? Le mot a d'abord une connotation plutôt négative : c'est une façon d'échapper à une réalité désagréable en se réfugiant dans une activité particulière. Là vous n'avez que l'embarras du choix : nourriture, art, jeux vidéos, lecture, télévision, musique, mais aussi drogues, pronographie etc. N'importe quelle activité de la vie courante peut convenir. Pour certains, même, la religion est une forme extrême d'escapism, comme Karl Marx quand il la qualifie d'"opium du peuple".

    Si on peut facilement comprendre pourquoi l'escapism est vu comme une tendance négative, une fuite malsaine de la réalité, voire carrément une déviance ou une forme d'oppression (comme dans "Farenheit 451" de Ray Bradbury), il a quand même eu ses défenseurs, et notamment un de nos grands chouchous : J. R. R. Tolkien. Au moment même des débats académiques sur le concept, Tolkien écrivait, dans un de ses essais, que "l'escapism comprend un élément d'émancipation dans sa tentative de s'imaginer une réalité alternative". D'autres, comme le philosophe allemand Ernst Bloch, ont émis l'idée que, ce qui est considéré comme un "rêve éveillé" dans une société dominée par le rationnalisme et la technologie, peut en fait permettre de faire germer les fondations d'un ordre nouveau et d'une société plus humaine. Il en parle comme d'un "immature, mais honnête, substitut à la révolution".

    Et si je suis bien sûr convaincue que tout excès est néfaste, surtout dans ce domaine là, je pense qu'un peu d'escapism est toujours salutaire.
    A y bien réfléchir, les idées les plus neuves et les plus extraordinaires, n'interviennent-elles pas lorsque l'esprit a le temps de partir à la dérive, de s'évader de considérations quotidiennes et répétitives pour explorer de nouvelles ressources ? Comment inventer du nouveau si l'on ne peut s'échapper de l'existant ? Comment améliorer la réalité, la société, n'importe quel système, si l'on n'a pas pu d'abord en imaginer un meilleur ? 

    Ajourd'hui, je vais vivre dans l'instant.
    Sauf si l'instant est déplaisant,
    auquel cas je mangerai un cookie.
    Pour en revenir à notre usage un peu "léger" (ou pas ?) du mot escapism, on s'en sert en fait pour décrire des activités qui nous sortent de la réalité grisâtre du métro-boulot-dodo mais aussi parfois qui nous permettent d'échapper à un cerveau en sur-régime qui ne nous laisse aucun répit. Levez le doigt si ça ne vous évoque rien... Je me disais bien... Mon grand-père a une image assez parlante pour ce phénomène : celle d'un petit vélo qui nous tourne dans la tête sans jamais s'arrêter. Vous savez, celui qui commence sa course au moment où vous posez avec une délicieuse anticipation la tête sur l'oreiller et qui vous empêche de dormir, le fourbe !

    Quel est le lien avec ce blog me direz-vous ? La lecture ! La lecture qui permet tour à tour de tout oublier y compris ses pensées, mais aussi d'élargir nos horizons, de découvrir le monde et les autres, d'apprendre, de comprendre et d'échanger. De se remettre en question, d'avoir envie de plus, de mieux, d'avancer. 

    Gardez votre calme
    et
    évadez-vous
    dans des romans
    Lecture que j'adore à bien des titres mais surtout comme mon vaisseau idéal pour une pratique saine et épanouie de l'escapism (on dirait une pub pour un club de gym). Combiné à la (si légère) tendance compulsive dont je vous parlais la semaine dernière, ça devrait nous donner de la matière pour faire vivre ce blog pendant un bout de temps !

    Alors ne jetez pas la pierre aux adeptes de l'escapism, surtout sous des formes aussi anodines que la lecture ou la cuisine, mais offrez, vous aussi, de temps en temps, une bouffée d'oxygène à votre esprit surmené. Qui sait, c'est peut-être là que vous viendra l'inspiration qui manquait pour améliorer votre réalité. Trouvez votre vaisseau et apprivoisez le...

    A bientôt,

    Min'


    PS : Comme pour toutes les bonnes choses, pensez à consommer avec Modération (ou sa cousine Tempérence elle est sympa aussi). 

    PPS : Quel est votre forme d'escapism favorite ?

    PPPS : Il est un peu long ce post non ?
     

    03/12/2012

    There and back again

    Hello again,

    Today is a double first : first post in English and first post about a book!

    As we are all getting in the lovely spirit of December and eagerly anticipating the coming of - yes, you guessed it - "The Hobbit" on screen (who said Christmas?), I thought it was time for me to (re)read the book. 

    If you are not (yet) eager to see the movie (and Richard Armitage as Thorin!), just read the novel - there is still time before the movie comes out, and it's pretty short after all!

    Ah, but this is not about the yet to be seen movie. This is about my first ever encounter with the fantastic genius of Tolkien. I read The Hobbit (in French "Bilbon le Hobbit" at the time) in my early teens and decided to read it again, in English, before going to see the movie. Let me tell you, its magic hasn't faded a bit!

    "The Hobbit, or There and Back Again", is a fantasy novel by the Master of the genre, J. R. R. Tolkien. It's its immediate success that lead to the writing of a sequel, "The Lord of the Rings" (ever wondered where that ring came from?).


    "The Hobbit" tells the story of Bilbo Baggins, a very respectable hobbit, who is dragged into a year-long quest by wizard Gandalf and a group of noble dwarves lead by Thorin Oakenshield. I'll let you imagine poor Bilbo's shock, when 13 mighty dwarves first invade his neat and cozy hobbit hole, uninvited, and at tea time! How they then convince our little hobbit friend to join them... well, that would be a spoiler.

    On their journey to reclaim the dwarves' fabulous inheritance from terrible dragon Smaug, the unusual party comes accross many dangers and adventures (goblins, elves, were-bears, giant spiders...) that lead them to learn much about themselves.
    Yet "The Hobbit" is so much more than just another "coming of age" epic quest. This is where Tolkien's genius makes all the difference. Bilbo drags you along in a complete new world, Middle-Earth, with its own civilisations, peoples and history. How one man had the imagination and dedication to create this whole universe, complete with languages, legends and geography, in such baffling detail, I cannot imagine. 


    Have you read before a book that comes with its own soundtrack? You have missed much indeed, if you have never spent an evening dancing by the fire to the sound of elvish songs, or smoking your pipe while dwarves sing of the glories of old days.

    All you have to do, dear reader, is let yourself get carried away through Middle-Earth, from the soft comforting hills of the Shire to the stark Desolation of Smaug - and back again...


    Min'